L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait.

L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait.


























Malgré toutes mes ombres, je te donnerai mon plus grand secret, mon bien le plus précieux, ma toute petite lumière, celle du fond de mon coeur.

Je vais te colorier le ciel et tous les oiseaux, je vais détruire les villes et te montrer les forêts libres, je vais t'emmener en mer sur le bateau de la liber, je t'emmène d'un pas valsant, viens, souris-dont...


Fait éclater la vérité.





*´¨ ) Liberté
,.•´¸.•*¨) ¸.•*¨) Harmonie
(¸.•´ : (¸.•´ : (´¸.•*´¯`*•.¸.•*´¯`* • Volonté




Laisse moi te serrer dans mes bras, car demain je serai parti.




Il n'y de limites que celles que l'on s'imposent
David, Ombre de Lumière.

*´¨ )
,.•´¸.•*¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ : (¸.•´ : (´¸.•*´¯`*•.¸.•*´¯`* •





On parle souvent de sacrifier la liberté de chacun à la liberté collective. Stupidité ! Il n'y a pas de liberté collective : il n'y a que des libertés individuelles.
[Jean-Charles Harvey]

La liberté ne connaît pas de frontières, il suffit qu'une voix s'élève et appelle à la liberté dans un pays, pour redonner courage à ceux qui sont à l'autre bout du monde.
[Kofi Annan]


Écrire liberté sur le bord d'une plage, c'est déjà avoir la liberté de l'écrire. Même si la mer efface ce mot : la liberté demeure.

[Jean-Michel Wyl]

La vraie liberté, c'est de pouvoir repousser très loin les limites de sa liberté.
[Nicole Garcia]

Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité.
[Victor Hugo]

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage.
[Périclès]



Ce que la lumière est aux yeux, ce que l'air est aux poumons, ce que l'amour est au coeur, la liberté est à l'âme humaine.

[Robert Green Ingersoll]

La liberté, c'est de n'arriver jamais à l'heure. =)

[Alfred Jarry]

Notre âme ne peut pas mourir, la liberté ne meurt jamais.
[Tarass Chevtchenko]



# Posted on Sunday, 20 December 2009 at 6:42 PM

Edited on Monday, 25 January 2010 at 9:56 AM

A lire si vous continuez...

A lire si vous continuez...
Du haut de mon nuage je vous souhaite la bienvenue.

J'écris une histoire, "la guerre éternelle", j'écris des textes, et il y aura sûrement d'autres histoires par la suite...

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Parce que les règles du copyright, ça se respectent, alors pour le bien de tout les artistes s'exposant à la toile, ne vous permettez pas l'affront et la honte de faire un copier/coller d'œuvres qui tiennent au coeur de leur vrai créateur...

> La loi le dit clairement : Toute œuvre (image, texte, musique ou autre) est immédiatement protégée par le droit d'auteur par le simple fait que vous l'avez créée.


Les pubs ne sont pas les biens venues, sauf si il s'agit de choses sérieuses avec un intérêt véritable. Je n'en ai rien à faire de votre dernier article sur votre nouveau canari, en revanche si tu écris des textes je veux bien aller jeter un coup d'oeil lorsque l'envie m'en prendra.

# Posted on Sunday, 20 December 2009 at 6:53 PM

Edited on Monday, 25 January 2010 at 10:08 AM

Parfois les choses reviennent d'elles-mêmes se rappeller à nous.

Je suis très fatigué et je ne m'accorde peut être pas assez de temps. Je ne sais plus où j'en suis aussi bien que j'ai des certitudes trop ancrées qui m'empoisonne peut être.
J'oscille entre sourire et masque froid.

Mon écriture hésite elle aussi, entre désespoir et lassitude, l'ennuie, et les courtes joies qui ornent mes journées.
Je m'égare dans les rues comme dans les lettres, entre les gens comme un poisson dans la marée.
La vérité est que je ne sais pas ce que je veux et en même temps je le sais trop.

Je suis désolé que les textes tardent, peut être l'histoire de David et Sambre s'arrête ici, je n'aime pas ne pas finir mon travail, mais lorsque l'on en viens à trop se forcer il n'y a plus d'intérêt.

J'ai une vie bien grande derrière cet écran aussi je perds moins de temps devant.

L'ennui et la mélancolie, une forme de joie tellement passagère et ce chocolat régulier me font douter de ce qu'est la vie, dans ces détails les plus communs.

Je sais que j'apprends, toujours trop lentement.







# Posted on Thursday, 14 January 2010 at 2:42 PM

Nouvelle : La guerre éternelle. Chapitre 1- partie 1


Je me souviens, le jour où je l'ai rencontré. Le convoi venait d'arriver dans un village non loin de la ville de Narissa, j'allais rejoindre quelques connaissances, et elle était avec eux. Les présentations faites, nous avons tout de suite été complices. Les yeux brillants, malicieux, nous échangions des regards de fou rires. Nous sommes très vite devenus amis, nous nous voyons tous les jours au convoi. Je me suis rendu compte que je l'aimais. J'avais peine à dormir tant mes pensées étaient rivé sur elle, sur son sourire, sur ses yeux et ses cheveux. Je n'ai jamais osé lui dire que je l'aimais, mais nous étions très proche et ça me réconfortait d'être avec elle, ne serait-ce que en tant qu'amis.
Et ce soir, en rentrant, je suis passé juste à coté d'elle, comme une ombre, et elle ne m'a pas vu. Je ne lui ai pas parlé, elle était avec un autre jeune homme. Je sellais mon cheval tout en regardant de loin, je l'ai vue l'embrasser. Pris de vertige, le coeur brisé, je suis monté sur mon cheval, Vanamel, et je suis partit au galop rentrer chez moi, comme tous les soirs. Pourquoi ce jeune homme et pas moi ? Je me sentais trahi, je ne comprenais pas pourquoi je ne plaisait pas aux filles. J'avais cru qu'elle m'aimait aussi, j'avais cru le lire dans ses yeux, sur ses lèvres.
Qu'est ce qui manque en moi ? La douleur est foudroyante. La souffrance indescriptible. Combien de fois déjà ? Je suis bon à être un ami, un confident, jamais quelque chose de plus. Je n'arrive plus à le supporter. Si elle savait... Ce sentiment je l'ai déjà vécu maintes et maintes fois...Mais là c'était si fort...Je suis comme un rayon de soleil terni par la tristesse.
Un jeune homme ignorant, un anonyme pour beaucoup, une larme de tristesse dans l'océan des chagrins. Je fini par me dire que c'est ma peine qui fait tant fuir les autres, c'est un cercle malsain...Je sais pourtant rire, faire rire peut être moins, à ma manière...
Je réfléchis. Je me suis arrêté dans un petit bois. Je ne comprends pas. Durant de longues heures, je serre mon coeur tant il me fait mal, il me déchire. Je prend la décision de rester son ami, un jour, peut être, cela ira t-il plus loin... Les larmes aux yeux, je remonte en selle. Le coeur changé en pierre pour essayer de ne plus rien ressentir de cette souffrance qui me ronge, qui me détruit, qui me rend fou.
Qu'est-ce qui manque en moi ?

# Posted on Sunday, 27 December 2009 at 1:56 PM

Nouvelle : La guerre éternelle. Chapitre 1- partie 2

Le lendemain. Je la vois, m'approche. A chaque pas, ce n'est plus que de l'amour que je sens monter, c'est aussi de la peine. Le corps tendu par la douleur je lui parle.
- Bonjour, Sambre. Comment vas-tu ?
Je tremblais maintenant.
- Moi ça va mais toi tu n'as pas l'air... Au fait, il fallait que je te dise, je suis avec Ronan maintenant.
Je n'arrivais plus à parler. J'étais figé.
- Je...C'est...
- David ? Ça ne va pas ?
- Non. Excuse moi, je dois aller quelque part.
Je fit volt-face. Elle m'appela pour que je m'arrête, je pris mon cheval et m'en alla furieux.
- Au revoir, lui dis-je, sans pitié, elle qui ne devait pas comprendre...
Je ne savais quoi faire, j'avais trop mal. J'aurais voulu lui dire que je l'aimais de tout mon coeur, que je n'étais pas bien, que... Un hurlement se fit entendre dans le village, non loin de moi. Je suis à la porte, et je vois à l'orée de la forêt surgir une horde de gargouilles, toutes plus hideuses les une que les autres. Leurs visages de pierre grimaçant hurlaient un choeur de guerre et de mort. Les gardes fermèrent les portes de la palissade, ce qui était parfaitement inutile. Les monstres de pierres passais au travers, volait au dessus, ou la brûlait. Je me saisi de mon épée, celle que m'avait offerte mes parents pour un anniversaire, mais ne savait que faire. Le premier réflexe que j'eu fut d'aller protéger Sambre, trop tard. Elle n'était plus là.
- Sambre ! Où es tu ?!
Les deux gardes de l'entrée du village se battaient, en vain. Leurs épées ne faisait qu'égratigner la peau de pierre des monstres tandis que ceux-ci les broyait avec leurs armes couvertes de pics et de clous.
- SAMBRE !
Je fonçais chez elle, à dos de Vanamel. Autour de moi, les cris, le feu. Mon épée n'était pas ordinaire, mon père l'avait forgée, ma mère l'avait imprégnée de magie, elle pouvait fendre la pierre. Je trancha tous ce qui bougeait autour de moi qui ressemblait à une gargouille. Une femme juste à coté de moi s'agrippa à ma jambe, me criant sa détresse, montrant son mari aux prises avec une gargouilles ailées. Il éloigna le monstre d'un coup de fourche, mais celui ci tomba en boule, les cornes en avant, et l'écrasa dans une gerbe sanglante. Je ne saurais dire ce que j'ai ressentis à ce moment, en voyant le visage de la femme, j'étais pétrifié. Tellement pétrifié, que je n'ai pas vu arriver le buffle de pierre qui fonçait droit sur nous, qui écrasa la femme et m'ouvrit le bras gauche. Je hurla toute ma haine en le chargeant. Vanamel bondit sur le coté, le buffle chargea à son tour, et je le trancha en deux. Je ne pensait plus. Je cherchais désespérément Sambre des yeux tout en étant témoins des hommes impuissants qui tombaient autour de moi, malgré mes efforts pour réduire en pièces chaque gargouille qui se présentait.
- SAAAAMBRE !
Soudain j'aperçus sa chevelure si reconnaissable, aux coté de Ronan, qui tenait un sabre. Au galop j'accourus pour les aider, Vanamel piétinait des gargouilles, ce qui lui ouvrit de nombreuses plaies. Un monstre de pierre faucha ses jambes et tous les deux nous retrouvons à terre. Je me relève, la gargouille tente une estoc, je la contre de justesse, roule jusqu'à ses pied et bondit en l'ouvrant en deux dans le sens de la longueur. Je ne pense plus. Je cours vers Sambre. Soudainement, un formidable coup sur le crâne m'envoie rouler à terre, inconscient. Mes yeux se ferment sur la vision de Sambre et Ronan, les yeux noyés par la peur, face à une gigantesque gargouilles ailées, un vrai démon, qui descend du ciel vers eux en piqué.

# Posted on Sunday, 27 December 2009 at 1:57 PM

Nouvelle : La guerre éternelle. Chapitre 1- partie 3

J'ouvre les yeux. Je suis couvert de cendres. Vanamel essaye de me remuer avec son museau, je lui caresse la tête. Je me lève, il fait jour, il y a un soleil de plomb. Soudain, en voyant les cadavres qui juchent le sol, je me rappel. " Où est Sambre ? "... La gargouille volante, oui, je me souviens...Je marche un temps, les larmes aux yeux devant ce carnage. Puis je les vois. Ronan est là, mort, la moitié du corps en bouilli, comme écrasé. A coté de lui, Sambre, ensanglantée de la tête au pied.
- Sambre...
Je la prend contre moi. Je la serre de toute mes forces.
- Sambre...Je suis désolé...Je...Si tu savais...
Je sentis un souffle, très mince, Sortir de sa bouche.
- Sambre ? Tu es vivante...
Elle était inconsciente, aussi, après avoir fait une sépulture aux gens que je connaissais, et à Ronan, aussi, car malgré la peine que j'avais, c'était néanmoins l'amoureux de Sambre. Je ne savais d'ailleurs pas comment j'allais lui dire, lorsqu'elle se réveillerai... Je pensa du mieux que je put ses blessures, mais je savais qu'il lui fallait un médecin au plus vite.
- Vanamel, en route pour Narissa... Oh ! Tu es blessé aussi...Je vais te soigner.
Il n'était pas blessé gravement, il pouvait encore porter Sambre, tandis que je marchais à ses cotés.
Lorsque le soleil se coucha sur le village en cendres, éclairant les cadavres qui rendait ce lieu sinistre, nous étions déjà loin. Je frissonnait en pensant que les gargouilles pouvaient être encore dans les parages, et j'espérais de tout mon coeur qu'elles n'avaient pas attaqués le village de mes parents...

# Posted on Sunday, 27 December 2009 at 1:59 PM

Nouvelle : La guerre éternelle. Chapitre 1- partie 4

Les souvenirs reviennent. Tout était allé trop vite... Je n'arrive toujours pas à croire que le convoi à été détruit, le village incendié...Comment allaient se débrouiller les autres communes de la région de Nar'hak sans l'approvisionnement du convoi ? Je me souviens alors du jour d'un anniversaire...Je me rappelle du calme avant la tempête, ça défile devant mes yeux comme un dessin enchanté...

"" - Hey ! David tu dors ?
- Heu...Je... Oui, je ne me suis pas reposé cette nuit...Désolé...
- Haha mais c'est pas grave je comprends. Par contre, si tu ne travail pas assez tu vas te faire virer du convoi, dit elle en tirant la langue.
- Rolala ça va, Sambre, je sais...Je me suis déjà fait engueulé par le patron hier...
- Oh...Je disais ça pour rire. Je ne savais pas que...
Ils se regardèrent tous deux avant d'éclater de rire.
-Ce n'est rien, dit David en souriant.
- Tiens, dis Sambre, en lui tendant un petit médaillon attaché au bout d'une chaîne. Le centre du médaillon était une pierre noire et luisante, sur laquelle était gravé le dessin d'une épée brisant la chaîne à laquelle le médaillon était attaché. Joyeux anniversaire, ajouta t-elle, toi qui te bat temps pour la liberté, je me disais que ça te plairait...
- Oh...Merci, c'est vraiment gentil de ta part.
Ils se regardèrent un instant, puis un homme du convoi leurs cria de se bouger un peu plus.
- Merci, Sambre, c'est très attentionné. Allez, il faut décharger...
Il s'étira puis commença à décharger le chariot avec énergie. Tous les jours, le matin il partait avec le convoi, faisait sa journée de cours, et le soir ou le lendemain, devait aider à décharger les chariots. C'était un convoi régulier qui faisait marcher tout le commerce de la petite région de Nar'hak. Le convoi était grand, et les enseignants qui y vivaient étaient assez réputés. Les parents de David vivaient non loin, il les voyait deux fois toute les lunes. Il avait une toute petite cabane près du village qui sera réduit en cendres. C'était une vie plutôt paisible, agréable, mais David avait quelque chose qui le faisait se sentir moins bien. Des rêves, chaque nuit, des rêves de démons et du monde ténébreux. Il n'en parlait à personne. Son père était forgeron et sa mère un peu magicienne. Ce jour-là, le soir même il avait vu ses parents, et ils lui avaient offert une épée imprégnée de petite magie...""

Je fais une halte, Vanamel est fatigué. Je change ses pansements ainsi que ceux de Sambre. Je la regarde. Elle à un corps fin, de taille moyenne. Ses cheveux roux lui tombent un peu plus bas que les épaules. Elle à les yeux noisettes, délicieusement tendres, et des lèvres minces qui subliment chacun de ses sourires. Ses habits sont déchirés de part et d'autres, mais ils ne lui ravissent pas sa beauté naturelle. J'étais triste pour elle. Je n'osait pas imaginer ce qu'elle allait ressentir lorsque je lui apprendrais que Ronan était mort, sûrement en la protégeant. Je repensait aux horreurs qui ne quittaient plus mes yeux, comme un voile omniprésent. Je revoyais la femme piétinée par le buffle de pierre, son visage en voyant son mari mourir, les gens qui tombaient un à un, impuissants contre l'armée de gargouilles. Cela arrivait de temps à autres, que quelque monstre attaquent un village, mais en général les villageois s'en sortaient bien. Là, ce n'était pas un cas courant. Les gargouilles ne se réveillent et ne se mettent en guerre que lorsque un puissant mal voit le jour. Lorsqu'elles sont au repos, sur les églises et les bâtiments religieux, elles assurent une protection contre les esprits. Mais appelée par un mal souverain elles retournent leurs vestes... Je me frottait la tête. Le coup qui m'avait évanoui m'avait ouvert le crâne, mais rien de bien grave. C'était le doyen du village, un jour de pluie où je rodais dans l'église, encore enfant, qui m'avait expliqué l'histoire des gargouilles.

"" Il était triste ce jour là, il avait rêvé toute la nuit de visages difformes et mauvais qui chantait un choeur de guerre et de mort. Il était allé l'église, lieu emplis de temps de croyances, d'espoir, que David ne parvenait pas à comprendre et qu'il ne partageait pas, mais il aimait ce lieu, il sentait presque comme une présence réconfortante, ou angoissante, selon les jours.
- Et bien gamin que fais tu ici ? Il pleut et tes parents doivent te chercher... Avait dit le doyen.
- J'suis pas un gamin... Mes parents sont pas là. Je suis partis sans les prévenir...
- Oh ils vont s'inquiéter alors...
- Non t'inquiète pas, je fais ça souvent, ils ont l'habitude.
- Fort bien, et tu es venu prier c'est cela ?
- Non. Je crois pas que Dieu il existe, enfin, je crois qu'il existe que parce que vous croyez qu'il existe.
David avait déjà des opinions bien forgées...
- Oh, et bien comme tu veux, chacun voit les choses à sa manière. Mais alors pourquoi est tu ici ?
Le doyen était sage, il respectait la vision de chacun, il passait même souvent à la Maison des Fous.
- Je sais pas. J'avais envie d'entendre l'écho de la pluie dans le silence.
- Je dois te déranger, alors...
- Oui, mais c'est pas grave parce que je commençais à m'ennuyer. Dis tu es qui toi ?
Le doyen rit calmement avant de répondre.
- Je suis le doyen du village, c'est moi qui porte l'avis des villageois et prends des décisions pour le village.
- Oh...Et dis monsieur le doyen, vous pouvez me dire pourquoi il y a des monstres en pierre s'il te plaît ? ""

Sur la route de Narissa, un jeune homme vêtu de sombre, aux cheveux bruns et bouclés, le corps long et fin, aux yeux marrons et tristes, et accompagné par un cheval portant une demoiselle aux cheveux roux, serre dans sa main un médaillon sur lequel une épée brisant une chaîne est gravée.

# Posted on Sunday, 27 December 2009 at 2:00 PM

Nouvelle : La guerre éternelle. Chapitre 1- partie 5

-Halte là Vanamel ! Repose toi, je vais la prendre sur mes épaules. Nous ne pouvons pas nous arrêter de marcher, sinon je craint qu'elle ne meurt... Humpf, voilà...Courage Vanamel, tu es un brave destrier...

Deux jours déjà. Deux jours que ma vie monotone s'est brisée. Deux jours qu'elle ne se réveille pas. J'avais prit une petite réserve d'eau dans un ruisseau hier, rincée Sambre et ses plaies, en respectant sa pudeur. Elle était fiévreuse, et prononçait de temps à autre une parole inaudible, parfois elle semblait même cauchemarder affreusement ; je la prenait alors délicatement contre moi et la laissait pleurer contre mon épaule durant son sommeille. Nous devrions apercevoir la tour de Narissa demain matin.
-Tiens le coup, Sambre, quelqu'un va te soigner...Quelqu'un va te soigner.


Le soleil se couche et nous nous arrêtons. J'installe Sambre sur un lit de feuilles, et la couvre de la seule couverture que je possède. Lorsque je l'ai lavée sommairement, j'ai remarqué sur son épaule droite une chose étrange, une tache, qui ne se rinçait pas malgré tous mes efforts. J'espérais que ce n'était pas une maladie... Et les gargouilles enduisent parfois leurs armes de venin. J'essayais de ne plus y penser, et de me concentrer sur le paysage : droit devant moi se trouvaient les collines boisées qui mènent à Narissa, à ma gauche, la rivière de Gui, et à droite, à seulement une dizaine de mètres, un ravin, ou plutôt une faille, d'environ dix à vingt mètres de large selon les endroits, et qui s'étirait sur plusieurs kilomètres, fournissant une protection sommaire contre les dangers qui règnent au-delà, du coté de W'deline, « le pays du courage ». Il était appelé ainsi car les personnes qui s'y aventuraient étaient considérées comme des héros, bravant les danger et ramenant toujours de fabuleux trésors – lorsqu'ils en revenaient. J'y songeais lorsque j'entendis la délicieuse voix de Sambre derrière moi :
-Mmmm...Où suis-je ?
Je me précipitait sur elle.
-Sambre ! Tu te réveilles... Je...Je vais te raconter...
-Que...David...Tout est flou... Je... !!! Les gargouilles ! David, où est Ronan ?
-Attends que je t'explique... Cela fait deux jours que tu étais plongée dans un profond coma. Le village et le convoi ont été détruits... Il n'y a pas de survivant, et... Ronan...
-Où est-il David ? Où est Ronan ?!
Inutile de dire à quel point mon coeur voulu s'arrêter de battre devant ses yeux qui me suppliaient de dire que Ronan allait bien. Mais je ne pouvais pas mentir. Je n'en avait pas la force.
-Je... En te protégeant...Il est mort. Je suis désolé.
Le ton de ma voix ne laissait pas place au doute.
-Non !!! NOOOOOOOOOOOON !!!
Son cri se changea en hurlement. Elle était agitée de sanglots, et sans prévenir, se leva et courut droit vers la faille. Le temps de comprendre, je bondis à ses trousses. Elle était blessée, mais je n'avait fait que marcher tout le jour, et mes forces bien minces eurent peine à arriver juste derrière elle, tendre mon bras, et...
-Sambre ! Arrête -toi !
Elle était arrivée au bord du gouffre. Son corps bascula dans le vide. A l'instant même où je la saisi par sa chemise. Je la tiens. Quelques secondes. Lorsque la toile déjà abîmée de ses vêtements se déchire sous mes doigts.

# Posted on Sunday, 27 December 2009 at 2:01 PM